Direction de l'établissement public

Interview du nouveau directeur général des Services du Siresco

Nicolas Aury, administrateur territorial de 46 ans, a pris ses fonctions le 1er septembre dernier, il répond à nos questions.

 

 

 

 

 

 

 

Parlez-nous de votre parcours

 

J’ai 20 ans d’expérience en collectivité locale, à l’échelon communal jusqu’à présent, 18 ans en Seine-Saint-Denis et 18 mois en tant que directeur de l’éducation à Nantes.

J’ai commencé par une expérience de collaborateur au cabinet du Maire de Saint-Denis, puis 12 ans en direction générale à Stains.

Cela fait maintenant 12 ans que je supervise les cuisines centrales que ce soit à Stains ou à Nantes.

Je tiens à préciser qu’à Stains, il y avait déjà la particularité de réaliser la production et la livraison des repas dans le cadre d’un syndicat intercommunal pour le compte de deux communes.

 

Pourquoi avoir choisi le Siresco ?

 

Les enjeux de restauration croisent différents champs, ceux de la santé, de l’environnement, de l’écologie, de l'accès au service public, de la performance de la gestion publique et aussi de l’aménagement du territoire qui contribuent à une démarche globale de développement durable et solidaire.

En terme de politique publique, quel est le signal que l’on souhaite donner en matière de politique agricole, quel type d’agriculture soutenir à travers nos achats ? C’est encore l’importance d’une restauration collective qui éduque au goût.

Ce ne sont pas les enseignes de fast-food qui travaillent sur la promotion des produits bio, labels qualité, AOC. J'apporte une importance toute particulière à cette démarche qui est portée par le Siresco.

 

En fait, j’ai acquis la conviction au cours de mon parcours que la restauration scolaire, et plus largement la pause méridienne, sont un des enjeux majeurs d’une politique éducative locale.

 

À cet égard, je me suis beaucoup investi, ces dernières années, dans le réseau ANDEV (Association Nationale des Directeur d’Éducation des Villes) qui promeut ces valeurs et l’idée que dans une politique éducative locale, le rôle de la pause méridienne est conséquent, et doit s'inscrire dans un projet éducatif partagé.

Au Siresco 9 convives sur 10 sont des enfants, nous sommes au cœur de cette question.

 

Ce qui me plait aussi au Siresco, c’est que nous ne nous contentons pas de faire pour les villes, mais nous avons la volonté de construire avec les villes.

C’est évidemment un élément de complexité, parce que nous avons les contraintes d’une organisation interne qui doit s’articuler avec celle de chaque ville et être ainsi garant que les villes gardent la maitrise de leur politique de restauration.

 

Ce sont des enjeux passionnants dans un contexte où nous fabriquons une intercommunalité choisie, contrairement aux tendances lourdes que l’on constate dans les réformes institutionnelles en cours.

 

Prendre la direction d’un établissement public qui est reconnu comme une référence dans son domaine est une belle opportunité.

Le Siresco intervient par ailleurs sur un territoire que je connais bien, puisque j‘y suis resté 18 ans avant de partir à Nantes… C’est donc un peu un retour aux sources.

 

Quelle est votre vision de la mission du service public de restauration ?

 

J’aime à rappeler l’activité première du syndicat de restauration, qui est celle de toute cuisine centrale consiste à livrer tous les jours le même nombre de repas à la même heure, et avec l’exigence d’une même qualité.

C’est une activité un peu atypique en collectivité locale, une activité de production avec une culture professionnelle, des enjeux et des process différents des autres services rendus à l’usager dans une commune, des métiers particuliers qui ne sont pas bien connus ou reconnus dans la fonction publique territoriale.

 

Le service public de restauration repose sur l’action combinée des services du Siresco et de ceux des communes adhérentes.

En plus de l’exigence évoquée ci-dessus, le Siresco est à la disposition des communes pour les conseiller et les accompagner dans la conduite opérationnelle de leurs équipes de restauration et de la gestion de leurs équipements.

Pour autant, cela suppose que les communes définissent clairement leurs orientations (simple ou double choix, par exemple) ou les modalités d’organisation de leurs offices et restaurants scolaires (service à table ou en self), qui relèvent exclusivement de leurs compétences.