De la terre à l’assiette

Le Siresco présent à l'Assemblée générale du GAB IDF

Eric Plée, président du Siresco, a réaffirmé l'intérêt du Siresco pour les actions du Groupement des Agriculteurs Biologiques d'Ile-de-France, le 23 mars 2017 dernier à Tournan-en-Brie.

 

 

 

 

 

La réunion a permis la présentation des différentes actions du GAB IDF, que ce soit dans le domaine de l'accompagnement des agriculteurs bio, des collectivités, de la restauration collective, de l'enseignement agricole, de la conversion des terres en agriculture conventionnelle en agriculture bio.

 

Eric Plée, président, représentait le Siresco, et Jeannick Le Lagadec, membre du comité syndical du Siresco, représentait le Conseil Départemental du Val de Marne au titre de sa délégation au développement durable.

 

L'échange entre participants a révélé une dynamique portée à la fois par une demande forte de produits issus de l'agriculture biologique en Île-de-France et une augmentation de 20% des surfaces cultivées en bio en 2016.

Dans un contexte porteur, marqué par de fortes attentes de la part des consommateurs, l'établissement qu'est le Siresco mesure que la restauration collective doit relever un double défi : trouver sa place dans un paysage marqué par l'éparpillement des exploitations et donc une offre pas toujours adaptée à une consommation collective, et le rôle moteur qu'elle se doit d'avoir dans la structuration de cette forme d'agriculture.

A ce titre, la loi 40% de produits de proximité, 20% de bio en restauration collective, bien qu'invalidée par le Conseil Constitutionnel, constitue un horizon citoyen à dépasser.

 

Les interventions ont révélé par rapport à ces enjeux beaucoup de pragmatisme de la part des professionnels.

D'abord une volonté très marquée de promouvoir les actions de sensibilisation : qu'elles soient menées dans l'enseignement agricole (il faut dire que la filière bio est génératrice d'emplois), dans les écoles, ou auprès des populations urbaines invitées à redécouvrir ce qu'est une exploitation; ensuite dans le souci de développer différentes formes de commercialisation, allant de réseaux de vente à la ferme, à des circuits de commercialisation via la plate-forme du GAB Ile-de-France en direction des chaines de distribution ou de la restauration collective en passant par les AMAP.

La recherche à travers des partenariats, le fonctionnement en réseaux pluridisciplinaires où interviennent d'autres organisations et des institutionnels comme certaines collectivités locales révèlent une volonté de renouveler un mode de production agricole en phase avec les aspirations de plus en plus exprimées sur les territoires, y compris par les populations urbaines qui y vivent.

 

 

 

Intervention de Eric Plée à l'assemblée générale du GAB Ile-de-France

 

"Avec une production de 40 000 repas quotidiens pour 19 villes adhérentes, le Siresco et le GAB Ile-de-France doivent résoudre la difficile équation qui permette d'adapter des productions limitées de produits de qualité à une forte demande. Je note avec intérêt la croissance de 20% en 2016 des surfaces bio cultivées en Ile-de-France. Cette croissance contribuera inévitablement à lever les obstacles qui limitent le bio en restauration collective.

 

Les 19 maires y sont d'ailleurs très attentifs. Élus de villes populaires, ils entendent que les convives bénéficient d'une restauration de qualité.

 

J'entends poursuivre avec vous une collaboration engagée en 2010 lors de nos rencontres "De la terre à l'assiette" qui a permis l'intégration du bio dans nos menus.

Elle met en évidence la nécessaire réflexion sur les solidarités producteur - intermédiaire - convive à mettre en œuvre pour que chacun y trouve son compte.

 

En créant la plate-forme GAB Ile-de-France, vous avez permis un débouché vers la restauration collective à plusieurs producteurs et ainsi engagé un mouvement qui nous a permis une belle avancée.

Au delà de ce levier, nous entendons adapter nos fonctionnements à une logique qui favorise le développement territorial par une agriculture de proximité.

 

C'est la raison pour laquelle nous souhaitons agir sur trois autres leviers : d'abord le nombre et la nature de nos marchés.

Il faut que nous allions plus loin que nos 32 marchés publics, dont 8 exclusivement pour le bio.

En adaptant nos lots, nous devons permettre à de petits producteurs de postuler sur nos marchés et ainsi créer avec eux des circuits courts et de proximité.

 

Ensuite, nous avons besoin de travailler notre plan alimentaire pour offrir une plus grande variété de menus et limiter la taille de nos commandes.

La perspective d'une troisième cuisine à Choisy-le-Roi dont la production serait consacrée aux adultes et aux séniors avec des menus adaptés à ces publics nous donne à court terme l'opportunité de travailler et de favoriser une dynamique dans cet esprit.

 

Enfin, il nous apparait indispensable de réfléchir ensemble aux obstacles techniques qui peuvent constituer un frein au développement du bio.

Je constate avec intérêt votre projet de légumerie au Sud Ouest de l'Ile-de-France constitue un levier de nature à favoriser notre relation avec les maraichers ou producteurs de légumes locaux.

Elle nous permet aussi d'aller dans le sens d'une meilleure maîtrise de nos approvisionnements.

 

Avec la direction développement durable et qualité que nous avons mise en place cette année, nous souhaitons au Siresco donner un nouvel élan à cette dimension, en renforçant notre collaboration au sein du GAB pour la satisfaction de nos convives."