De la terre à l’assiette

2014 - Où en est le Siresco en matière de restauration sociale "bio" ?

Depuis les premières rencontres "De la terre à l'assiette", en 2010, le syndicat oeuvre pour le développement de l'agriculture biologique. La part des produits "bio" cuisinés progresse grâce à de nombreuses actions. Elle est passée de 9% en 2012 à 12% en 2013, et l'objectif est d'atteindre 15% en 2014.
 

 

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En juin 2010, le Siresco a précisé sa politique et sa démarche d’introduction des denrées alimentaires issues de l’agriculture dite « bio », respectueuse de l’environnement  et des hommes.

 

Depuis, la mise en œuvre des orientations discutées et des décisions des élus délégués au Siresco est continue. L’action est développée sur la base de réflexions sérieuses et d’échanges riches avec de nombreux acteurs. Elle est raisonnée en ce sens qu’elle tient compte des réalités et en particulier celles du monde agricole et du paysage très urbain en région parisienne. Elle est pragmatique dans sa concrétisation pour être durablement structurante. C’est ainsi que les choses avancent, produit par produit, dans l’objectif de l’évolution pérenne attendue. Aujourd’hui, la mise en œuvre de cette politique est une réalité forte et reconnue, avec en appui de la démarche qualitative, des données quantitatives significatives. Chaque année, les décisions budgétaires prises en matière des dépenses d’alimentation affirment la construction de cette démarche originale et patiente.

 

En 2012, les achats alimentaires issus de la filière de l’agriculture biologique, en circuits courts se sont élevés à plus de 793 000€ sur un total d’approvisionnements en « bio » de plus de 993 000 €, soit respectivement 7,3 % et  9,1 % des dépenses alimentaires globales faites par le Siresco pour la restauration sociale. A titre de comparaison, les achats de produits bio en restauration collective représentaient 2,4 % à l’échelle nationale.

 

En 2013, l’objectif délibéré affichait une volonté de porter la part du « bio » à 12 %. C’est chose faite quand les achats alimentaires issus de la filière « bio », en circuits courts se sont élevés à 961 829 € sur un total d’approvisionnements en « bio » de 1 687 720 € , soit respectivement 6,9 % et 12,11 % des dépenses alimentaires. Au niveau national, la moyenne va se situer entre 3 et 4 %.

 

Sur la méthode de construction de l’action, la démarche et le travail concret ont été aidés et dynamisés avec l’adoption inédite en France d’une « convention de coopération pour le progrès de la restauration sociale collective », entre la Fédération nationale de l’agriculture biologique des régions de France (FNAB) qui est un syndicat professionnel d’agriculteurs et un acteur territorial public de la coopération intercommunale dans le domaine de la restauration sociale en régie directe.

 

De nombreuses actions ont été menées ces dernières années et, en 2013, il s’est agi de :

 

 

 

  • la tenue d’une journée de formation organisée avec le GAB Ile de France sur l’accompagnement des mangeurs, le 10 octobre à Roissy-en-Brie ;

 

  • l’engagement d’une procédure de marché public de niveau européen pour la fourniture de denrées alimentaires issues de l’agriculture biologique. Les marchés viennent d’être notifiés en février 2014 ;

 

  • la mise en place d’une formation dédiée aux métiers de la cuisine pour former sur les produits Bio et dont la première s’est déroulée en novembre dernier pour 5 agents du Siresco, en association avec un autre syndicat intercommunal de restauration collective de la région parisienne.

 

 

Pour l’année 2014 en cours, la décision est de « continuer à faire progresser le budget de denrées issues de cette filière avec la volonté de tendre vers les 15 % ». L’action visera bien à accroître la part des denrées Bio en s’appuyant sur les marchés existants, ainsi que sur les quatre marchés qui viennent d’être notifiés à deux groupements de l’économie sociale et solidaire, à savoir l’association des « fermes bio d’Ile de France » et la société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) Resto Bio Midi-Pyrénées. Dans le cadre des actions de formation des agents publics, deux modules de formation « cuisiner l’alimentation Bio » concerneront une dizaine d’entre eux.

 

Ce point d’étape montre le chemin déjà parcouru.

 

C’est encourageant pour le Siresco, tant longue est la démarche pour être bien pérenne.