Comité syndical du 16 octobre 2018

Comité syndical du 16 octobre 2018

A l'occasion du dernier Comité syndical du Siresco, trois nouveaux vice-présidents ont été élus et Jacqueline Spiro, présidente du Siresco a annoncé les projets en cours et à venir pour faire évoluer l'offre alimentaire du syndicat au regard des enjeux environnementaux et sociétaux actuels.

 

 

Monsieur Michel NUNG, élu délégue de la ville de Fosses,

a été élu 4e Vice-président délégué à la diversité alimentaire, qualité alimentaire et plaisir à table

 

 

Monsieur Frédéric GILLET, élu délégué de la ville de Brou-sur-Chantereine,

a été élu 5e Vice-président délégué à la communication

 

 

Monsieur Patrice CALSAT, élu délégue de la ville de Romainville,

a été élu 6e Vice-président délégué à l'économie circulaire.

 

 

 

 

Discours de Jacqueline Spiro, présidente du Siresco

 

Comité syndical 16 octobre 2018

 

Je souhaite vous informer de ce qui a déjà été mis en place depuis mon élection en juillet avec l’arrivée du nouveau directeur général des services et vous présenter les orientations pour la fin du mandat.

 

Nous avons commencé à rencontrer les maires des 19 villes adhérentes pour échanger et définir les attentes des villes en matière de restauration collective. Lors de ces premières rencontres, les maires nous ont confirmé leur attachement à notre établissement public et leur souhait de faire évoluer l’offre alimentaire pour nos convives.

 

La première décision que nous avons prise est de mettre en place un menu à base de protéines végétales en moyenne une fois par semaine, dès le mois d’octobre. Pour cela nous souhaitons développer avec les équipes des cuisines de nouvelles recettes maison, et proposer un travail de fond pour mettre en place des menus pour la planète, qui répondent aux enjeux du développement durable, de santé publique et de plaisir pour l’enfant.

 

Comme nous l’avons déjà évoqué lors de précédents Comités Syndicaux, un travail sur les effectifs est nécessaire, aujourd’hui le mode de prévision actuel ne convient plus, cela a été une force lors de la création du syndicat mais ce ne l’est plus avec les enjeux actuels.

Les réajustements de dernière minute, génèrent une grande insatisfaction des convives et des élus car le repas prévu est modifié, ce qui pose également le problème de la gestion dans l’urgence des équipes du Siresco.

 

C’est pourquoi nous allons demander aux villes un travail de fond pour qu’elles reprennent la gestion des effectifs de leurs convives dès janvier 2019, le Siresco accompagnera les élus et les services pour qu’ensemble nous dépassions ce problème qui au quotidien fragilise notre service public.

Nous sommes conscients que c’est un gros travail, mais il est nécessaire. La commande ferme des villes adhérentes entrainera un paiement à la commande, nous demandons aux villes de mettre en place cette nouvelle organisation dès que possible, il y aura forcément une période de transition. A cet effet, la convention de coopération sera mise à jour.

 

Lors du dernier comité syndical de juin 2018, nous avons eu un débat sur la question du coût du repas au regard des exigences de qualité attendues aujourd’hui par les usagers et les villes. Les attentes sur la qualité des repas, l’origine des produits (bio, locaux, labellisés…) sont de plus en plus grandes. Nous devons dès à présent nous saisir de la Loi Egalim et anticiper les objectifs de 50% de produits locaux, bio ou bénéficiant d’un label de qualité ou environnemental d’ici à 2022, dont 20% de bio.

Pour répondre au besoin de transformation de notre modèle alimentaire, il est nécessaire de se poser la question de la valeur du repas réalisé par le Siresco et de nous donner les moyens financiers de répondre à ces enjeux.

 

Habituellement, nous faisons deux Débats d’orientation budgétaire, un en octobre et un en décembre, pour un vote du budget en février. Cette année, nous proposons un nouveau calendrier, avec en décembre un débat sur notre projet de restauration durable, en février 2019, le Rapport d’orientation budgétaire pour un vote du budget en mars 2019.

 

Nous désirons avec la nouvelle direction du Siresco, faire le point sur la situation financière, qui avec les très faibles augmentations du prix du repas ces dernières années, se traduit par une baisse de la capacité d’autofinancement de l’établissement.

 

Pour répondre à tous ces enjeux, il serait nécessaire d’augmenter le coût de cession du repas enfant de manière significative, les premières projections des services font état d’une augmentation minimum de 2 à 3%.

 

Je tiens à préciser que le personnel du Siresco est très impliqué dans sa mission de service public, j’ai rencontré les partenaires sociaux en septembre 2018, ils nous ont confirmé leur soutient dans les projets de l’établissement.

Lors du Comité syndical, le personnel nous avait fait part des problèmes de maintenance du matériel et de la vétusté de certains.

Depuis, la remise en état de l'ensemble du matériel de cuisson sur les deux sites a été réalisée. Nous avons relancé les investissements indispensables en prenant la décision d’acheter la troisième thermoscelleuse sur Bobigny et du petit matériel nécessaire pour les cuisiniers. Également, nous allons lancer d'ici quelques semaines un marché pour la maintenance du matériel de cuisine avec un passage d'un technicien une fois par semaine.

 

Début 2018, nous avons fait le choix de nous doter d’un logiciel de gestion global qui coordonne le plan alimentaire, les effectifs, les achats, la production, la livraison et qui nous permettra d’affiner le prix de revient du repas, jour par jour, mois par mois. Il est en cours de déploiement, les modules effectif et bon de livraison fonctionnent depuis juillet et les autres modules seront mis en place en janvier 2019. Ce logiciel nous permettra de connaître précisément la part des produits bio, locaux, et tous signes de qualité en temps réel, ce qui nous permettra d’ajuster nos choix pour atteindre les objectifs de la loi Egalim.

 

Le projet de Choisy-le-Roi avance bien, comme nous vous l’avions dit, nous commencerons par une offre simple dédiée aux personnes âgées dès janvier 2019, et une montée en puissance est prévue dans la même année. La note d’information sur table présente le rétroplanning et les objectifs.

 

Sur table, vous avez un point d’étape sur les engagements « Mon restau responsable », avec le rappel des engagements pris en 2015-2017 puis 2017-2019, nous avons déjà bien avancé notamment :

  • Pour évaluer la satisfaction des convives des enquêtes de satisfaction sont menées (rentrée scolaire, semaine du goût, repas de Noël…) et d’autres plus régulières vont être mises en place
  • Les villes sont plus impliquées dans l'élaboration des menus, depuis janvier 2018, les enfants de chaque commune peuvent proposer un menu une fois par an qui est servi à l’ensemble des convives
  • Un groupe de travail a été constitué pour produire une offre alimentaire dédiée aux convives séniors avec une cuisine centrale allouée à partir de janvier 2019.
  • Six lots de marchés alimentaires ont été attribués en 2018 pour des produits issus de l’agriculture biologique : Betteraves et choux local - Fruits Pommes, poires, nectarines, brugnons pêches et kiwis frais - Yaourt et fromage blanc local en seaux - Viandes de veau et de bœuf surgelés - Viandes de veau, bœuf, porc et agneau frais - Volailles fraîches.
  • De nouvelles recettes sont proposées une fois par mois avec le développement des recettes végétales, et de nouveaux produits bio.
  • Le groupe de travail ville/Siresco sur la lutte contre le gaspillage alimentaire s’est réuni en mars 2018 avec des villes pilotes du territoire et le travail va continuer.
  • Le partenariat pour la récupération des denrées non consommées sur les sites du Siresco avec Excellents excédents est en vigueur depuis juin 2018.
  • Le tri des bio-déchets est effectif sur les deux unités de production depuis avril sur le site de Bobigny et juillet sur le site d'Ivry-sur-Seine. Les déchets récupérés sont utilisés en compost pour l'agriculture ou dans une unité de méthanisation pour la production d’énergie thermique et électrique.
  • Les 4es rencontres de la restauration collective : L’assiette de demain, se sont tenues en décembre 2017 pour permettre de définir les orientations pour une restauration responsable.

 

En plus de ces actions qui se poursuivent, le Siresco a engagé un travail d’analyse sur les additifs alimentaires contenus dans les repas et les goûters dans l’objectif de supprimer ceux qui sont controversés. Par exemple, concernant les goûters, nous avons demandé à favoriser plus de pain à tartiner pour limiter les gâteaux industriels et le travail sur la composition des goûters va se poursuivre. Un projet global de restauration responsable sera présenté en décembre pour préciser de nouveaux objectifs et les délais de mise en place.

 

Le service développement durable et qualité a déjà engagé un travail d’analyse pour que le Siresco entre dans la démarche « Ecocert en cuisine », qui contient 3 niveaux de labellisation. Actuellement nous analysons les fiches techniques de nos fournisseurs pour identifier les produits qui contiennent les 9 additifs interdits du niveau 1.  Ce label répond aux attentes des parents et permet de se donner des objectifs quantifiables et contrôlés par un organisme extérieur, il complète la démarche « Mon restau responsable » qui est plus large.

 

Sur la question du plastique, nous avons la chance d’avoir notre directeur général des services qui fait partie du groupe de travail national sur le plastique mené par Agores.

Il existe des solutions qui peuvent être mises en place dès l’année prochaine pour réduire l’utilisation du plastique. Nous préconisons d’utiliser les barquettes en plastique uniquement pour le conditionnement et le transport des repas. Ce qui permettra de conditionner dans des formats de barquettes plus grand, d’utiliser des barquettes moins épaisses et donc de réduire la quantité de plastique utilisé.

Concernant les perturbateurs endocriniens, des études montrent qu’ils agissent sur l’aliment sur le temps de contact et lors de la réchauffe. C’est pourquoi nous allons proposer aux villes de travailler les modes de réchauffe des plats dans des contenants autre que le plastique, cela implique un investissement en matériel et une réorganisation du travail dans les offices.

C’est le premier axe de travail qui va être mis en place dans le cadre de la commission « économie circulaire, écosystèmes », l’objectif étant de donner des conseils et des recommandations aux villes pour ne plus réchauffer les plats dans du plastique. Nous pouvons envisager de mutualiser les achats de plats et nous proposons d’accompagner les services des villes dans cette évolution nécessaire.

Le Siresco poursuivra en parallèle le travail pour supprimer l’utilisation du plastique.

 

La semaine du goût s’est bien déroulée, il y a eu plus d’animations grâce au nouveau kit mis en place pour faire découvrir les 5 sens à travers les fruits et légumes. Nous avons clôturé la semaine du goût avec les portes ouvertes samedi, sur le site de Bobigny auxquelles une centaine de personnes ont participé, essentiellement des parents d’élèves, dont certains sont venus sous forme de collectifs. Leurs questionnements, leurs inquiétudes se portent sur la question du plastique, des additifs, des aliments ultra-transformés et des sucres industriels.

Nous avons déjà pris la décision de travailler tous ces sujets et c’est pourquoi, lors de ces échanges, j’ai proposé de mettre en place un groupe de travail composé d’un parent d’élève titulaire et d’un parent d’élève suppléant par ville adhérente pour échanger avec eux sur ces enjeux, pour faire preuve de transparence sur les progrès et les objectifs que nous avons pour garantir une restauration saine et sûre pour nos enfants.

Une autre portes ouvertes sera programmée sur le site d’Ivry-sur-Seine lors du 1er semestre 2019.

 

Comme je l’ai dit suite à mon élection, je souhaite que chaque élu du Comité syndical puisse mieux s’impliquer dans les décisions du syndicat.

C’est pourquoi, nous allons mettre en place trois commissions, qui pourront être présidées par des élus du Comité syndical extérieurs au bureau syndical.

Une commission moyens qui débattra des finances, personnel et communication, une commission offre alimentaire pour répondre aux enjeux actuels sur la composition des repas et des goûter avec la suppression des additifs controversés pour répondre aux enjeux de santé publique, une commission économie circulaire, écosystèmes (bio, local, produits labellisés, sortie du plastique, tri des déchets, gaspillage alimentaire…).

 

J’ai décidé de déléguer aux 6 vice-présidents les délégations suivantes :

  1. Personnel
  2. Finances
  3. Gaspillage alimentaire et effectifs
  4. Diversité alimentaire, qualité alimentaire et plaisir à table (contenu de l’assiette, le développement des protéines végétales, le travail sur les additifs alimentaires controversés, les aliments ultra-transformé…)
  5. Communication
  6. Économie circulaire (développement du bio local, sortie du plastique, tri des déchets).